VOYAGES - GOA - Oct 07

Voyages- Goa- octobre 07

 

 

Après le week end passé a Murud, j’ai décidé de ne plus rester à Pune pour la fin de semaine. Il fallait donc que je trouve une autre destination. Beaucoup d’étrangers avaient déjà été à Goa, et tous avaient beaucoup aimé. Et puis, sa réputation, encore actuellement de la plage à hippies, j’ai assez curieux de voir ce que cela pouvait donner. Je suis parti donc avec Sam, un voisin de palier, venant de sciences po pour trois jour, direction les palmiers, la plage tropicale, les bars, etc…

 

Le trajet en lui même est également un voyage à lui tout seul. On y est allé par train, 16 heures pour un peu plus de 650 km. Mais le train en inde est une véritable institution. Il est grand de plusieurs dizaines de wagons, tiré par une locomotive à fuel de plus de trois mètre de long qui parvient à propulser le train à plus de 50 km/h lors pointe de vitesse ! On était dans le wagon sleeper class, (deuxième classe, train à couchette). On était accompagné par toutes sortes d’insectes, (cafards, moustiques, …),et d'une charmante petite souris. Le train en lui même était assez sale, avec des déchets laissés par terre (il n’y avait évidemment pas de poubelle). Mais malgré tout cela, le trajet était vraiment agréable. Les portes du train sont toujours ouvertes, on peut donc s’asseoir sur les marches pour observer le paysage qui défile lentement, sous le coucher de soleil. Il y a également de nombreux marchands ambulants, qui , inlassablement, répètent samosa, samosa, ou encore chai he, chai he.  


On était assis à côté de musulmans qui rentraient chez eux. En étions en période de ramadan. Ils ont donc commencé à manger, en nous offrant dates et bananes. A la fin de leur repas, ils ont sortis une natte chacun, nous ont demandé de nous décalé un peu afin de pouvoir faire leur prière. La scène était magnifique. Ils étaient tous les deux agenouillés sur la banquette en train de réciter à voix basse certains versets du coran,  face aux derniers rayons de soleil qui pénétraient par l’encadrement de la ‘fenêtre’, donnant une teinte orange à leur silhouette… bref, grand moment.

 

On arrive à palolem Beach le lendemain matin. Goa est vraiment un monde à part en inde. Il y a ici un occidental pour un indien. Les saris sont troqués contre les chemises, on peut même trouver de jolies européennes en bikini. Tout est beaucoup plus libéralisé. La bière ne coute rien, ce qui explique les grands problèmes d’alcool, responsable entre autres de la courte espérance de vie (entre 50 et 60 ans). La plupart des indiens parlent anglais, tous affichent un sourire rayonnant, et nous accostent avec un ‘hello my brother’, pour enfin nous demander si l’on veut une chambre, du charras, un scooter, un tour en bateau, de l’alcool…ce qui est parfois franchement désagréable. Quant à la population occidentale, on trouve de tout : entre le mec portant une barbe aussi grande que ses dreadlocks, entre le beau gosse blond, sur sa grosse Enfield promenant sa nana les cheveux dans le vent, entre le jeune aventurier qui fait le tour de l’inde en solitaire, et qui est venu ici pour se ressourcer avant de partir…

Après, il faut imaginer tout ce beau monde sur la plage, à côté des vaches qui se prélassent sur le sable chaud, en restant cependant à l’ombre offert par les nombreux palmiers bordant la plage. Bref, Goa est le genre d’endroit exotique, où les indiens jouent leurs jeux de baba cool, vendant du rêve qui ne vivent pas, et qui ne leur correspondent pas toujours.

 

            En tout cas, on a vraiment apprécié de pouvoir faire nos bôfs sur la plage, jouant au gros touriste qui profitent à max. on s’était tout de même programmé une journée de découverte de la région…en moto. Et oui, c’est à Goa que j’ai appris pour la première fois à conduire une moto (150cc) : la classe, non ? Je savais au début à peine passer la première vitesse. (Ce qui n’était pas très discret pour sortir du village, surtout lorsque j’affirmais avec fermeté avoir mon permis…). On est parti toute la journée, roulant sur les routes de campagnes, slalomant entre les vaches et les nids de poules, traversant rivières et collines, s’arrêtant à des endroits totalement déserts : un ancien fort portugais tombant en ruine, ou encore une maison perdue au bord de la plage, dans laquelle ses habitants semblaient vivre une vie de robinson. On est revenu le soir, après avoir fait 120 bornes, 3 plages, deux cols, un fort, et traversé une rivière en ferry. En revanche, le soir, il n’y avait plus personne…on a juste eu le courage d’aller manger au restau sur la plage, à côté d’indiens venus passer leurs vacances ici. L’un d’entre eux était aux anges, car, à 25 ans, il avait enfin pu fumer sa première cigarette. A la fin du repas, il était complètement ivre, et s’est mis à pousser la chansonnette. En même temps pitoyable, et magnifique, car il chantait des chansons traditionnelles avec une réelle justesse.

 

On est reparti le lundi matin, après un dernier bain dans la mer d’Arabie, avant de reprendre notre périple en train. Rien à signaler, à part un sadu se promenant à dos d’éléphant (encore un hors sujet indien, on ne sait pas de trop ce qu’il faisait là…)

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus